A group of Persons

Le Jeu de l’oie

(SIC), Brussels

18.05-05.06.2016

Exhibition organised as curator. With the support of Raphaël Pirenne, Sébastien Biset, Aurélie Bouvart, Anaël Lejeune and Olivier Mignon.

With works by Jacqueline Mesmaeker, Sylvie Eyberg, Pol Matthé, Wobbe Micha, Freek Wambacq, Christophe Terlinden, Denicolai & Provoost, Michel Goyon, Cathérine Lommée, Fiona Mackay, Pierre Gerard, Lucia Bru, Reinaart Vanhoe, Peggy Frank, Dialogist Kantor, Olivier Foulon, Joël Vermot, Leon Vranken, Cyril Bihain, Pierre Lauwers, Vaast Colson, Antoine Van Impe.

Rules of the game

Dialogist-Kantor

Proletarian artistic utopia. Don't make any art, but instigate situations that create it for you. Anyway, trust objects: they memorize more details than us. Repository of actions. Minstrels graphically performatives. Let's see if we're not somewhere over there. Journey in the country side, with comic difficulties. The elegance of the movement of the horse, in chess. But the horse is drunk, he zigzags: you must be able to imitate that.

Christophe Terlinden

Rodeo. Capturing ostrichs like with a lasso. The gesture is japanese. You must practise a lot to make it without efforts. When you get it, the real comes to you magically. Success is a job, like they say. The art of looking, in the manner of Ellsworth Kelly. Wanderings in boat, during the week, on the pond of the La Cambre's wood. 

Olivier Foulon

Private archeologist. Sharp. Known in the milieu. Cambridge. Works on demand. Only on apointment. Robert Bresson : Do not show all the sides of things. Margin of vagueness. Challenging the desire (next author to consider : Roland Barthes). Meticulousness. The onion is pealed layer after layer. Disseminate his informations in a sparse way. Met Brueghel the old, but will only tell it in the end. 

Lucia Bru

Plastic work. From the field of the visual, plastic, arts. Plastic surgery. Magical matter that imitates any shape. Multi purpose. Some boxes containing devices are works of art. Ghosts of spare parts through thermoforming. Grey matter = black matter + white matter. Unless there is an accident (a volcanic eruption which would cover the earth of cinders, precipitating it in a five years's night), you have the guarantee to find the light again in the morning. 

Cyril Bihain

Multilingual. Germany, Belgium, Japan. Homing device guided through pipes in cast iron. A movement to the side, dexterity. Contratempo. Musician appearing briefly in a movie by Werner Herzog, dedicated to caves. Anna Oppermann. How to substantiate a volume on a flat surface? Discoveries of forgotten crafts. The spirit is visiting old logics. Web of railways, intertwined. 

Pol Matthé

Russian constructivist. Italian graphic designer. Jordanian architect. Swedish poet. Indian cricket player. Afghan Backgammon player. Keeps a laboratory opened to the public, which doesn't use toxic material (or just a few), in which one consider occasionnaly the possibility to dig tunnels between identities, houses, industrial areas, gardens. 

Jacqueline Mesmaeker

After a very long time, we can finally draw. To get to that point, you must conquer at leat six childhoods. Shrew. Escape game. Gymnast. Excellent in the art of crossing rivers through the ford. Hopscotch. You can always try to jump from one stone to the other like her, without breaking your ankle. English ballet, with German music. 

Reinaart Van Hoe

There was one more layer under the minimalism. We restored this Vermeer. We sand it until there were almost no pigments left. Not even the wood panel. And then, a miracle: here comes a new Arte Povera. Unknown. Anemones on a sandbank. An engulfed Galleon. The crew left to clear some unknown territories of Indias. And they did it. The proof? The notebooks from the topographer we found. 

Fiona Mackay

Proposons à une extrême droite qui n’aimerait pas l’art contemporain, par conviction intime, de s’y essayer, après tout. Le but est quand même qu’on s’entende. Atelier pour enfants un peu dangereux. Mais objectif fondamentalement humaniste. Ils s’apercevront que le moindre choix (cette couleur plutôt qu’une autre, ce coup de brosse plutôt qu’un autre) relaie un immense imaginaire. Nos amis nazis ont bien de la chance d’avoir une maîtresse aussi sexy. Bocage britannique, livres d’illustrations, vêtements en tweed. Garantie que dans ce bon collège, ils changeront rapidement de vocation. 

Denicolai & Provoost

On utilisait des pigeons voyageurs pendant la guerre. Reconsidérer votre jugement : la plage d’Ostende est vaste. Il y a bien assez de place pour tout le monde. Les italiens ont le sens inné de la communauté. Il en faut peu pour être heureux. Repas collectif dans un hôpital désaffecté sur l’île du Lido. Campement de fortune, bruschetta. Bain de minuit avec au loin les usines, des paquebots, le port. Ou comment transformer le méthane en or ?

Peggy Franck

Piet Mondrian s’est dévergondé. On sentait bien que cela bouillait là-dedans, derrière ses petites lunettes cerclées de fer. Piet est des nôtres, il a bu son verre comme les autres. Et on peut dire que le résultat est spectaculaire. On devine encore son ancienne rigueur, mais il y ajoute des touches extraordinaires de fantaisie, des plastiques luminescents.  Maintenant qu’il est lancé, on ne peut plus l’arrêter ! Il drague même les filles à l’arrêt de bus.

Freek Wambacq

Bonimenteur égyptien maniant comme personne une sorte d’humour au cinquième degré pour le plus grand plaisir de son public qui l’écoute sur les toits plats de la vieille ville jusqu’aux premières lueurs de l’aube sans perdre une de ses paroles. Il est capable en une nuit de vous faire croire dur comme fer au fait que le dromadaire est bien né d’une pierre. Ouvrira bientôt une école de l’analogie dont l’enseignement perdurera cinq siècles.

Michel Goyon

Génie méconnu des mathématiques vivant à trente-cinq mètres d’une boutique vendant des pralines Léonidas à Saint-Gilles. Evolue dans le cercle très fermé des esprits extraordinairement intelligents (Léonard de Vinci, Marcel Duchamp, Raymond Roussel) qui subissent occasionnellement des railleries dans la cour de récréation et autres vols d’effets personnels (bandes dessinées, objets irremplaçables). Mais Dieu merci, cela ne les touche guère. Et rira bien qui rira le dernier. Poil au nez.

Sylvie Eyberg

Art relationnel avant la lettre. Lettre de la relation en art. Art de la relation à la lettre. Lettre de l’art en relation. Avant l’art, il y a la relation. Lettre relationnelle d’avant. Art fait de lettres reliées. Relations d’arts lettrés. Art de la lettre aux relations. Lettres aux amis qui nous sauvent la vie et nous amusent aussi. Avanti ragazzi !

Joël Vermot

Il paraît que ce qui caractérise le signe astrologique de la Vierge est le fait de se trouver « au service de… ». C’est intéressant cette notion de service. Ce n’est pas ce que vous croyez. Il n’est pas question de subordination, il est question d’usage. D’ailleurs, un logiciel  « sert à… ». Il n’est pas non plus question de manipulation, dans le sens machiavélique du terme. Nul ne va se servir de vous. Si manipulation il y a, nous parlerons plutôt de bidouillage. De customisation de vieux ordinateurs des années quatre-vingt. « Ma bécane », comme ils disent amoureusement.

Pierre Lauwers

Grand Verre de Marcel Duchamp. Machine à faire de la peinture. Machine à imaginations et à imaginaires. Fonctionne dans tous les pays, sans adaptateurs. Derniers essais : Brésil. Ayrton Senna ressuscité. Compétition très serrée avec León Ferrari. Belle lutte. Fait des tours du circuit en huit, à pleine vitesse. Le spectateur arrive à peine à suivre des yeux ce ballet mécanique. La voiture de Senna survole littéralement la piste.

Vaast Colson

Prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l’archer. Bitter sweet symphony : 215 millions de vues sur Youtube. Jacassements du corbeau sur la branche au matin. Un pote de Lee Mellon a jeté un soir de la dynamite dans l’étang pour faire taire les grenouilles. Quel bordel ! C’était Pearl Harbor dans le jardin ! Mais bon Dieu, qu’est ce qu’on s’est marré !

Catherine Lommée

Version féminine de Newton exilée secrètement en notre époque pour s’attaquer à des notions encore plus complexes que celle de la gravité. Pensée de système. Comment traduire une matière dans une autre tout en gardant les deux corps intacts ? Par exemple pierre et béton. La démocratie se jouera au niveau de la chimie ou ne se jouera pas.

Raphaël Van Lerberghe

Pour l’essentiel, un évadé. Avec les avantages et les inconvénients de l’évasion : le sentiment grisant de la liberté et la légère paranoïa de l’après-midi. Et si quelqu’un… là derrière ? Evadé du surréalisme hennuyer d’abord. Bonnie & Clyde à lui seul. Il est parti avec tout le butin sans demander son reste. Evadé du dix-septième siècle français ensuite. Le Hainaut est quand même proche de la France. Il y a eu des invasions. Mais avec tout ça, personne n’a pu le pister, à part peut-être Eric Rohmer et Madame Thatcher (comme le chantait Renaud).

Leon Vranken

Sud de la France. Jeu de quilles, jeu de boules. Odeur des chênes et des pins maritimes. Chaleur écrasante. Manon des sources. Je crois rêver de voir cette silhouette parfaite qui se découpe au loin. Mirage. Trompe-l’œil. On s’enivrerait bien de cette belle illusion. Pour noyer la petite dose de mélancolie méditerranéenne qui sait nous saisir dans l’air du soir, rien ne vaut une quintuple rasade de pastis. Coupée au cordeau, la rasade.

Pierre Gerard

Observation longue du vers de Verlaine : les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone. Annotations dans la marge. Reprise mais avec des sursauts et des virages inattendus. Essais et erreurs fructueux. If you work, it will lead to something disait Sister Corita Kent et John Cage à sa suite. Quel est le son que fait le mot sanglot au-delà de toute raison et de toute passion ?

Antoine Van Impe

Ce qui suit immédiatement une intuition : le constat, le signe qu’il y avait bien là quelque chose. Mais quoi ? Qu’est ce que c’est que cette tache obscure que je devine maintenant au microscope ? Du magma, un ectoplasme ? Une maladie qui va décimer l’humanité ? Ou simplement un morceau de caoutchouc abandonné par un ouvrier des mines dans les années soixante sur les coteaux de la citadelle à Liège? Refrain d’un hymne de rock underground.

Wobbe Micha

Case mystère. Il y en a toujours une. Case surprise : derrière la porte, le vide. Pas de rambarde au balcon. Il vous manque un point d’appui. Vous basculez. Triangle de la perspective de la Renaissance déduit d’un point de fuite. Mais alors ? Mais où donc ? Chambres d’écoute multiples. Une aux Etats-Unis, une en Asie. Galaxies. Différentes forces d’attraction sont à l’œuvre. Elles font tanguer le vaisseau d’Anakin Skywalker.

BROADCAST

Institut Supérieur pour l'Etude du Langage Plastique, Brussels

The night between March, 28 and March, 29, 2014

Project realised as curator, in collaboration with Raphaël Pirenne, Olivier Mignon, Aurélie Bouvart, Anaël Lejeune et Sébastien Biset

With artistic contributions by Max Bourguignon, Antoine Boute, Michel Goyon, Jean-Daniel Pollet, François Winants and the stonecutter.

Inaugural speech

(English translation in progress)

Madame, Monsieur, Jeunes filles, jeunes hommes,

La langue française qui compte un nombre appréciable d’expressions et de formulations magnifiquement forgées par le temps, en compte notamment une qui débute peu ou prou par ces mots « S’il y a bien une chose qui caractérise untel ou une telle chose, c’est son inclinaison à… sa propension à… »

Je me suis levé ce matin en me disant que c’était une journée à essayer de mettre cette phrase à toutes les sauces.

J’ai donc commencé en essayant de l’adapter au thème du jour.

Si il y a bien une chose qui caractérise la collaboration entre disons… un groupe artistique et une institution artistique, c’est, pour reprendre la formule d’un bon ami « la confusion dans la clarté ».

 Une institution est somme toute aussi un groupe artistique, or si il y a bien une chose qui est difficile à faire, c’est non seulement de faire tourner un groupe artistique, mais encore plus de faire tourner deux groupes artistiques.

 Comme il y a eu ici deux groupes artistiques, nous avons donc eu, comme promis oserait-on dire, de la confusion dans la clarté.

 Mais alors, où nous emmène cette confusion dans la clarté? Parce que si il y a bien une chose qui est troublante, c’est que la confusion dans la clarté s’avère parfois être « le bon chemin ».

 Et bien… il nous emmène dans une série d’échanges e-mails plus ou moins évasifs, sur base d’un projet qui ne l’est pas moins au départ. Et puis nécessairement (puisqu’il y a « communication »), il nous emmène dans la rédaction d’un texte annonciateur. Et c’est là que les choses se passent en deux temps.

 Nous avons d’abord notre texte à nous, qui est une citation de l’historien d’art bien connu Léonard Bordes, datant de 1929 : 

 « Il ne faut pas chercher à expliquer pourquoi l'oeuvre est belle. Les hommes ne s'entendent guère sur la nature de la beauté. Ces deux mots eux-mêmes jurent d'être accouplés, et font comprendre combien une telle ambition serait ridicule. Elle serait même néfaste pour le but que l'on poursuit. Sur cette question, le tintamarre de cervelles dont parle Montaigne est particulièrement bruyant. Mais si le pourquoi nous échappe, l'analyse nous permet de voir les détails où réside cette beauté et d'en déterminer certains caractères ».

Et puis voilà que nous avons en complément (contrepoint ? éclaircissement ?) de cette citation, le texte de l’Iselp (donc du second groupe artistique) qui dit quant à lui ceci :

 « Depuis dix ans, la plateforme éditoriale et curatoriale (SIC) occupe une place incontournable sur la scène artistique belge. Le groupe s’est notamment illustré par la résidence éditoriale mise en place pour le Off de la dernière Biennale des Arts visuels de Venise. Invités à L’iselp à expliquer leur pratique collective, ils ont proposé d’en comprendre le fonctionnement à travers une initiation scout. ».

S'il y a bien quelque chose qui caractérise ce texte au premier abord, c’est qu’il est flatteur. Alors là je dis merci.

Mais s'il y a bien quelque chose qui caractérise ce texte au second abord, c’est justement qu’il nous met sur la piste du « bon chemin » en faisant montre de confusion dans la clarté, ou plutôt non cette fois précisément, de clarté dans la confusion.

En effet, les mots deviennent soudainement très précis. « Invités à l’iselp à expliquer leur pratique collective »… pratique collective … invités à l’iselp…  « Ils ont proposé d’en comprendre le fonctionnement à travers une initiation scoute »…

« Proposer d’en comprendre… ».

La formule est très belle. Alors là, merci l’Iselp une seconde fois…

Or -et nous en venons au fait- s'il est question de « proposer d’en comprendre », alors un premier constat s’impose :

Si il y a bien une chose qui caractérise le fonctionnement d’un groupe artistique (appelons-le comme ça, bien que cela puisse valoir pour un groupe de bûcherons, un groupe de réflexion, n’importe quel groupe de cons), c’est le fait qu’il existe en son sein une certaine forme de tension, due à une rivalité-sous-jacente-des –individus-mis en situation de crise et j’en passe.

C’est donc le règne du non, plutôt que du oui, de la rivalité plutôt que de la solidarité. Il y a inévitablement quelque chose qui relève de la « lutte fratricide », à un degré plus ou moins élevé.

Vous allez me dire, c’est bien triste de voir les choses sous c’est angle. Je sais, mais c’est comme ça dirait Ad Reinhardt qui défendait le fait que la seule affirmation en art relevait de la négation.

Ainsi, il disait : les dix règles pour une nouvelle pratique de l’art sont : pas de texture/ pas d’effet de brosse/pas de dessin/pas de forme/pas de design/pas de couleur/pas de lumière/pas d’espace/pas de temps/pas de taille, ni d’échelle/ pas de mouvement/pas d’objet… Après tout ça, selon Ad Reinhardt on peut ( on pouvait) commencer.

Ainsi, pour reprendre cette assertion tournée à la négative : il n’y a pas de groupe artistique sans lutte fratricide.

Si il y a bien une chose qui caractérise le groupe artistique, c’est qu’il est traversé à plus ou moins haute dose de tension intestine.

Puisque nous sommes arrivés fortuitement à cette déduction par le détour de la confusion dans la clarté, issue de la rencontre de deux groupes artistiques : l’iselp et sic, il nous a semblé qu’il fallait être conséquent avec cette idée.

Car quelque part : tout cela n’a rien d’enfantillages. Je vous parle ici d’honneur ! de lutte symbolique, de lutte d’autant plus importante qu’elle est une lutte symbolique…

C’est la raison pour laquelle, chers amis, ce soir nous allons nous affronter, entre nous, entre frères (et sœurs) sur une série d’épreuves.

Nous débuterons par la constitution des deux groupes, et afin de planter d’emblée le décor (qui n’a rien d’un décor car il s’agit de quelque chose de concret et non d’illusoire, nous allons procéder à une sélection cruelle, comme la pratique la nature.

Nous allons déterminer deux chefs d’équipe, qui choisiront tour à tour parmi les inscrits, les membres de leur équipe respective, par élimination, comme autrefois lors des cours de gymnastique, qui constituent en définitive une bonne introduction à la « pratique curatoriale » pour reprendre les mots de ‘l’iselp.

Ensuite nous nous affronterons tout au long de la soirée, à la fois pour jouer cette lutte symbolique, mais aussi pour l’éprouver, la mettre à l’épreuve dans des moments où la frontière entre le bien et le mal, l’ami et l’ennemi, est susceptible en définitive et grâce aux milles secours de nos personnalités et des circonstances, de s’estomper.

 

Venice Biennial 2013 (exhibition)

Exhibition space of the association (SIC), Brussels

07.12-08.12.2013

An exhibition made as curator. With the support of Raphaël Pirenne, Anaël Lejeune, Sébastien Biset, Aurélie Bouvart, Olivier Mignon.

With works by Claude Cattelain, Messieurs Delmotte, Louise Herlemont, Jean DL, William Cliff, Pierre Gerard, Thierry Van Hasselt, Christophe Terlinden, Raphaël Van Lerberghe, and Pierre Lauwers. 

After the residency organised in Venice by the association (SIC) in the framework of the 55th edition of the visual arts Biennial, an exhibition is presented in Brussels in the exhibition space of the association. With a selection of works made in Venice during the residency, the show conjugates times and spaces from Brussels and Venice, through echoes, samples, ellipses.

Venice Biennial 2013 (publication)

Published on December 7, 2013, (SIC) Editions, Brussels

A project realized as an editor and curator, in collaboration with Eleonora Sovrani. With the support of Raphaël Pirenne, Anaël Lejeune, Sébastien Biset, Aurélie Bouvart, Olivier Mignon.

With artistic contributions by Jan Baetens, Claude Cattelain, William Cliff, Lara Gasparotto, Pierre Gerard, Louise Herlemont, Guy-Marc Hinant, Jean De Lacoste, Pierre Lauwers, Messieurs Delmotte, Christophe Terlinden, Jean-Philippe Toussaint, Thierry Van Hasselt, Raphaël Van Lerberghe and Thierry Zéno. 

This book is the result of the work done in Venice during the artistic residency established by the association (SIC) on the occasion of the 55th Venice Biennial, for the Wallonia/Brussels Federation, present outside of the Belgian pavillion in 2013, in the Off Program. It gathers individual sequences, containing specific and identified creations made by the fifteen artists invited, of different ages and practices, in their own names, and collective sequences, where contributions are mixed together, while remaining anonymous. The collective, anonymous chapters, are based on the experience of the website of the project, which was open during the four months of the residency to all the contributors, displaying works on the site, from June to September 2013, without having their names mentionned at the time. The resulting book proposed to dive into the particular atmosphere of Venice, its maze, its past and present, its scene and wings, its epic and dead moments. 

 

 

Le modèle a bougé

BAM, Museum of Fine Arts, Mons

10.01.2011-05.02.2012

An exhibition realised as curator, in duo with Raphaël Pirenne.

With works by Marcel Duchamp, Henri Laurens, Bernard Gaube, Duane Michals, Pierre Bonnard, Henri Matisse, Jean Hélion, Lili Dujourie, Orla Barry, Gerhard Richter, Otto Steinert, Eugène Atget, Eugène Carrière, Christine Felten & Véronique Massinger, Léon Vranken, Peter Fischli & David Weiss, Eadweard Muybridge, Claude Cattelain, Constantin Brancusi, Gert Robijns, Philippe De Gobert, Natalia Gontcharova, Suchan Kinoshita, Barbara Morgan, Gillian Wearing, Henri Cartier-Bresson, Hélène Amouzou, Roni Horn, Chantal Maes, Ulla von Brandenburg, Hans Bellmer. 

This exhibition, which title is derived from a remark adressed by Edgar Degas to one of his peers, Eugène Carrière, will gather about thirty artists, both modern and contemporary, around two issues intimately related: the question of the relation between the artist and his model and his inner motivation to create an image of him/her. This second question being essentialy of a photographic nature: the wish to transpose a volume onto a surface, into a material, and the illusion of such endless quest.

Starting with works from the second half of the 19th century up to very recent creations, the exhibition will be divided into different chapters, each dedicated to the different aspects of the thematic.

In the first room, there will be a transversal overview of the historical relation between the « painter and his Muse », with what it suggests in terms of desire, of aspiration to imbue the works of art with feelings of admiration, fascination, sensuality... Works by Marcel Duchamp, Lilie Dujourie, Bernard Gaube, Jean Hélion, Henri Matisse will be shown in this section.

A second room will be dedicated to the relationship between photography and painting, around this thematic of the movement. Works by Gerhard Richter, Eugène Carrière, Otto Steinert and others come here into consideration. 

In a third room, the particular space of the studio will be investigated, as the place by excellence where the model is posing, but also as a place for experimentation and game with forms, with volumes in the perspective of a composition. Here, works by Constantin Brancusi, Peter Fischli et David Weiss, Claud Cattelain, Leon Vranken will be shown. 

This principle of the combination of forms and objects through movements or gestures, will be extended in the fourth room, that wil consider the connections existing between the visual arts and the dance, the performance-based arts, through works realised by Barbara Morgan, Gabriel Orozco, Gillian Wearing, Natalia Gontcharova, Suchan Kinoshita...

In the last room, the iconic and fetishist aspects of the model will be observed, notably under the lights of disciplines such as psychoanalysis, and iconology, and through works made by Paul Cézanne, Hans Bellmer, Roni Horn or Ulla Von Brandenburg among others.